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Evolution de la maladie d’Alzheimer

Evolution de la maladie d’Alzheimer

  • Le vocabulaire se réduit, la personne a du mal à démarrer une conversation.

  • Les réponses oui ou non sur des questions simples deviennent incomprises.

  • Avec le temps, de plus en plus de gestes non verbaux, des grognements ou des gémissements pour signaler une gêne ou un manque.

  • Agitation verbale ou motrice.

  • Trouble du sommeil.

  • Troubles émotionnels (repli sur soi).

  • Risque d’anorexie (refuse de manger car le malade pense qu’il a déjà mangé ou qu’on l’empoisonne).

  • Paranoïa, hallucination, délire et incohérence (la personne a tendance à mélanger le passé, le présent et l’imaginaire).

  • Risque également d’incontinence urinaire et fécale.

  • L’anxiété est de plus en plus présente.

  • Lenteur dans ses capacités motrices et intellectuelles.

  • Anosognosie, surtout au stade moyen de la maladie (ne se rend plus compte de ses troubles).

  • Manque d’attention et de concentration.

  • Errance et déambulation.

  • Petit à petit, la personne oubliera l’ordre dans lequel elle devra mettre ses vêtements, tout en gardant néanmoins le contrôle et en pensant faire les choses dans le bon sens. L’habillement doit être précédé d’une préparation.

Nous devons également faire face à notre propre angoisse de voir un proche, un parent diminué de ne plus nous reconnaître, mais aussi à notre peur d’être à sa place dans quelques années. C’est souvent pour cette raison que nous avons tendance à mettre de côté ce que ressent réellement la personne pour ne garder en soi que les bons souvenirs que nous avons vécus ensemble.

Comment serai-je ? Vais-je perdre tous mes souvenirs ? Vais-je reconnaitre mon mari ? Mes enfants ?

Et pourtant il est nécessaire et vital d’être présent, de pouvoir accompagner la personne malade dans de bonnes conditions de vie et de l’entourer de l’amour nécessaire au quotidien.

Personne ne peut prévoir ce que l’avenir réserve à chacun mais si par nous-mêmes nous faisions un pas pour nous afin que l’avenir ne nous réserve pas trop de mésaventures, comme avoir une hygiène de vie saine et la pratique d’une activité physique afin d’entretenir notre organisme, cela aiderait déjà à réduire un peu les risques d’évolution de la maladie.

Quand vous décidez de prendre en charge une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une autre pathologie, il faut vous préparer psychologiquement à des jours très durs durant des années et la première chose, c’est de pouvoir vous accorder du temps à vous-même pour être le plus possible présent et en bonne santé pour être un accompagnant attentif. Car la personne ressentira plus que n’importe qui votre attitude et vos angoisses.

Apprendre à demander de l’aide est souvent très dur pour l’aidant car il pense pouvoir endosser cette responsabilité seul et ne pense pas souvent aux conséquences qu’engendre la maladie.

Quand nous vivons 50 ans en couple sous le même toit, il est normal de vouloir préserver la personne que l’on aime. On se croit capable d’accompagner son conjoint jusqu’au bout et on pense que seul on arrivera à gérer la situation. On ne peut s’en rendre compte sans l’avoir vécu de la difficulté du quotidien.

Répéter plusieurs fois par heure les mêmes choses, faire les mêmes gestes, surveiller la personne 24h/24, être à l’écoute, réconforter, épauler, aller aux toilettes plusieurs fois par heure, etc. On a tendance également à vouloir materner le malade, à vouloir le surprotéger en oubliant qu’il est important qu’il garde le plus possible son autonomie. Il est important de ne pas rester seul et de pouvoir s’accorder du temps pour soi, d’accepter d’être soutenu si on veut être en forme pour assumer et soutenir la responsabilité dans le quotidien de la personne malade. Nous ne pouvons pas être époux et médecin à la fois, c’est un rôle lourd au quotidien mais surtout dans la durée.

Notre comportement joue un rôle primordial dans l’approche de la maladie car même si le quotidien de l’aidant est dur, je pense au conjoint qui vit avec sa femme ou son époux malade où il faut une attention 24h/24, tout comme aux enfants qui décident de prendre à leur domicile un parent.

Mon premier conseil serait de vous accorder un maximum de temps pour vous, sachant qu’il y a 50% des aidants familiaux qui sombrent avant le malade et peut important dont la pathologie que vous avez en charge..

Pour aider l’autre il faut pouvoir s’aider soi-même.

Dans le prochain article : L’ ALIMENTATION