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Les conseils d’Isabelle Colleau pour les personnes atteintes de troubles Alzheimer

Conseils : Pathologie Alzheimer

  • Sur la table, ne disposer que le nécessaire et ne rien mettre de tranchant, dans des couleurs unies et en harmonie avec la nappe.

  • Séparer dans l’assiette les aliments afin que la personne retrouve en bouche le goût de chaque aliment et puisse aussi choisir ce qu’elle voudrait manger.

  • Avec la maladie, les goûts de la personne peuvent changer. Il se peut qu’un aliment dont la personne raffolait apporte aujourd’hui pour elle du dégoût et à l’inverse aussi.

  • Prendre le temps de manger, de mastiquer est très important.

  • Ne pas laisser la personne manger seule, le mieux est de prendre les repas ensemble.

  • Privilégier des aliments faciles à manger et à digérer.

  • Maintenir le plus possible l’autonomie de la personne.

  • Faire attention aux fausses routes.

  • Toujours inciter à goûter mais ne pas forcer.

  • Si le sujet mange lentement, envisager l’utilisation d’une assiette chauffante.

  • En cas de fausses routes, épaissir les préparations avec de la gélatine, de l’agar-agar, de la maïzena ou des poudres épaississantes à acheter en pharmacie.

  • Veiller toujours à une hydratation suffisante. En cas de difficultés, utiliser une paille ou une cuillère.

  • Prévoir une collation à 10h et 16h.

  • Manger des légumes verts pour éviter la constipation.

  • Donner des repères

  • Les récipients doivent être adaptés à la mobilité de la personne et à son autonomie.

  • Écraser les aliments en cas de besoin, et si la personne a du mal à se décider dans le choix de ce qu’elle doit manger, donner les aliments un à un dans l’assiette.

  • Les pertes cognitives sont aussi dans certains cas causées par une carence en vitamines B1 ou B12. Sous contrôle médical, compléter ce besoin par des compléments ou des injections.

Les repas doivent être pris à heures fixes dans un lieu calme, en évitant un maximum toute perturbation extérieure.

Ce n’est pas rare de rencontrer au fil de la maladie des personnes perturbées face à la nourriture. Soit la personne vous dira qu’elle a déjà mangé et du coup avec le temps, elle s’affaiblira, soit elle mangera sans cesse car elle oubliera tout simplement qu’elle a déjà pris un repas. C’est donc pour cela qu’il est nécessaire d’encadrer les repas le plus possible et surtout d’avoir une observation de la personne sur son poids, ses besoins, tout comme une surveillance du diabète et du cholestérol.

La dénutrition est très fréquente à partir du stade 4 de la maladie.

Pourquoi ?

Les causes varient d’un individu à l’autre mais nous pouvons observer certaines concordances au niveau des attitudes qui peuvent être à l’origine d’une baisse de l’appétit :

  • Troubles de la déglutition
  • Douleurs
  • Infection buccale
  • Dépression
  • Anorexie
  • Paranoïa : peur d’être empoisonné

Conseils de communication et de comportement pour les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer et de Parkinson et pour toutes personnes dépendantes

Le soutien affectif aide à compenser les carences de la mémoire.

  • Regarder la personne dans les yeux, se mettre à sa hauteur et lui parler calmement en face à face. Il est important de capter son regard.

  • Ne pas l’appeler de derrière ou de côté, ce qui pourrait la perturber.

  • Annoncez toujours qui vous êtes. Surtout si la personne se trompe de prénom, bien rectifier à chaque fois pour ne pas rentrer « dans le jeu » de la confusion mentale.

  • Prévenez la personne de ce que vous faites et faites-la participer le plus possible avec vous si c’est possible.

  • Ne pas hausser la voix.

  • Parlez lentement. Expliquez toujours ce qu’il va se passer, le déroulement d’une action et le pourquoi

  • Utilisez des phrases courtes et simples avec peu d’informations à la fois.

  • Ne posez pas la question “pourquoi as-tu fait ça ?“ afin d’éviter de la honte et de la frustration. Tournez plutôt la question avec Qui ? Quoi ? Où ?

  • Evitez la phrase « rappelle toi » car si la personne ne se rappelle pas, vous risquez de la mettre mal à l’aise.

  • Evitez les phrases négatives. Renforcez plutôt le côté positif comme par exemple « nous allons regarder un film comique » au lieu de « on va mettre un film pour éviter de déprimer ».

  • Evitez les disputes, elles n’engendrent que de la frustration et de la colère chez la personne malade

  • Installez une relation d’écoute, de compréhension et de confiance.

  • En cas d’hallucinations, restez calme et rassurez la personne qu’elle ne craint rien face à cette vision menaçante. Si l’hallucination ne parait pas menaçante, attendez juste que cela passe, la personne étant sûre d’elle, inutile de la contredire. Surtout ne pas rire ou dénigrer les hallucinations car la personne pourrait croire que celles-ci sont réelles.

  • Faites preuve d’écoute.

  • Favorisez l’autonomie et l’indépendance le plus possible.

  • Stimulez la personne dans une activité physique afin de réduire son stress.

  • Limitez les siestes surtout à partir de 17h car cela engendrerait une envie de se balader la nuit.

  • Réduire le plus possible le bruit ambiant.

  • Lors de la visite de la famille, essayez de faire en sorte que tout le monde n’arrive pas en même temps ou le même jour afin que la personne ne se sente pas mise à l’écart ou paniquée par le nombre de personnes qui l’entoure.

  • Etablissez des routines, des rituels, des habitudes pour le malade, afin de lui apporter de la stabilité, de le rassurer dans les gestes de la vie de tous les jours et de lui donner un maximum de repères. En cas de rendez-vous ou d’évènement particulier en parler avec la personne à l’avance puis en reparler juste avant pour éviter toute anxiété inutile (par exemple un rendez-vous chez le médecin, comment s’habiller, comment y aller…) qui pourrait empêcher la personne d’aller à ce rendez-vous

  • Surtout ne pas infantiliser la personne.

  • Ne pas se mettre devant lui pour lui interdire de passer.

  • Ne jamais paniquer.

  • Ne pas entretenir la conversation sur le délire.

  • Toujours discuter avec la personne, être rassurant et l’orienter vers une autre idée.

  • Repérez les moments de fatigue et d’agacement afin d’anticiper une crise.

  • Eviter tout geste brusque.

  • Ne jamais montrer son inquiétude et sa peur.

  • Ne jamais mettre la personne en échec.

  • Evitez les longs discours afin que la personne puisse mémoriser les informations importantes. Eviter aussi de parler à la personne pendant que par exemple elle marche pour ne pas la déconcentrer

  • Leur donner confiance dans leurs possibilités et leurs capacités.

  • Les encourager régulièrement.

  • Ne pas enchainer les activités, laissez le temps à la personne de souffler. Prévoir des activités variées et parfois de courte durée

  • Allez au rythme de la personne

  • Pensez aux formules de politesse quand vous parlez à la personne malade afin qu’elle garde également cet automatisme du bonjour, merci, etc. Reprendre calmement la personne lorsqu’elle insulte ou bien lorsqu’elle exige sans formule de politesse.

     

Sachez que toutes les actions et les comportements veulent dire quelque chose et reflètent le désir de communication de la personne.

Isabelle Colleau

Fondatrice de l’association Tout’Alzheimer

Ces articles sur la maladie d’Alzheimer vous ont été présentés par Isabelle Colleau, Psychopraticienne-Consultante-Conférencière-Auteur.